Londres, le 26 février 2012. Hier, la mise en vente aux enchères inattendue de l'oreiller du Christ chez la très célèbre société de ventes aux enchères londonienne, Christie’s, avait provoqué une indignation religieuse des plus vives et douze morts.
Fin d'un privilège tant convoité
On ne s'y attendait pas, du tout. C'est le fils cadet de Léonard Cohen, le milliardaire français d'origine juive emporté par la leucémie en 2006, qui s'était enfin résolu de mettre en vente l'oreiller sacré. On parle de contrainte puisque la relique fut religieusement transmise de père en fils à travers les siècles et d'aucun des Cohen n'avait voulu la vendre, quoique fût élevé le prix avancé. Mais le jeune homme, connu pour son sérieux penchant pour le jeu, avait manifestement laissé la quasi-totalité de sa fortune au Casino de Paris l'année dernière et vit depuis dans l'indigence la plus humiliante. Les spécialistes estiment que si l'oreiller avait été vendu, le jeune homme aurait pu retrouver sa fortune... multipliée par trois !
Pour la famille Cohen, se départir d'un patrimoine aussi prestigieux, est la fin d'une notoriété longtemps jalousée, notamment par les Hostie, une très riche famille chrétienne.
Les faits
Alors qu'un cotiste et un ventriste, tous deux des grosses pointures capitalistes, se disputaient l'achat de l'oreiller, un autre ventriste, qui avait renoncé à enchérir quelques instants plus tôt, lança: "de toute façon si l'oreiller est à toi tu en f'ras quoi? Vous qui dormez sur le côté vous êtes bons à foutre l'oreiller entre vos jambes, c’est jamais votre tête qui est à l'aise mais vos p'tites couilles!" Le propos insultant avait provoqué une réaction si immédiate et si violente que douze personnes, des cotistes et des ventristes pour la plupart, avaient trouvé la mort en moins de trois minutes.
L’église
Si la mise en vente de la relique fut la fin d’un prestige pour la famille Cohen, le Vatican, lui, voit rouge et accuse le Christie’s de blasphème. Un envoyé ecclésiastique du Saint-Siège est attendu jeudi à Londres. Entre-temps, l'oreiller sacré se repose tranquillement dans le grand commissariat de la capitale anglaise.
Rappel historique
A en croire les écrits qui suivirent sa mort, Jésus, quoiqu’il fût un type extrêmement ordonné et organisé, avait, à la veille de sa crucifixion, quitté sa demeure sans avoir fait son lit.
Aujourd'hui, beaucoup voient dans ce relâchement mignon une allégorie d'un monde "laissé en sale état" et la cause médiate de ce qu’on appela la Guerre de Morphée qui opposa les cotistes et les ventristes en 1589 ( la première de toute une série de guerres et indiscutablement la plus sanglante. )
Rappelons que les cotistes affirment que le saint homme dormait sur le côté tandis que les ventristes sont persuadés qu'il dormait sur son ventre.
dimanche 26 février 2012
lundi 30 janvier 2012
dimanche 22 janvier 2012
Comme tes yeux, il y a des yeux
Qui dérident le "pas heureux"
Sans effort sans fioriture
Ni claquement de ceinture
Pochés, natures ou fardés
J'en raffole, en redemande
Et si le printemps va tarder
Je cueillerai verts tes amandes
La nuit, qu'elle m'esquinte
Qu'elle me nuise et m'épuise
Je suivrai sans feinte ni crainte
Ces beaux petits vers qui luisent
Comme tes yeux, il y a des yeux
Qu'on ait seize ans ou trente-deux
Comme pour des Nike ou une BM
Qu'on aimerait avoir les mêmes
Qui dérident le "pas heureux"
Sans effort sans fioriture
Ni claquement de ceinture
Pochés, natures ou fardés
J'en raffole, en redemande
Et si le printemps va tarder
Je cueillerai verts tes amandes
La nuit, qu'elle m'esquinte
Qu'elle me nuise et m'épuise
Je suivrai sans feinte ni crainte
Ces beaux petits vers qui luisent
Comme tes yeux, il y a des yeux
Qu'on ait seize ans ou trente-deux
Comme pour des Nike ou une BM
Qu'on aimerait avoir les mêmes
mercredi 11 janvier 2012
Arrive un moment où l'on ne peut plus se permettre de vieillir dehors, c'est de par trop grand, on se sent tout petit. Alors on reste chez soi, entre quatre murs, là où on se sent encore puissant et maître de la situation. En vieillissant, le monde se referme sur nous, rapetisse, et finit par nous écrabouiller.
vendredi 6 janvier 2012
mercredi 21 septembre 2011
mardi 20 septembre 2011
lundi 19 septembre 2011
mercredi 14 septembre 2011
On approche!
- Trente-deux ans?
- Ouais...
- T'es à la moitié.
- La moitié de quoi?
- De ta vie.
- Sympa.
- Excuse-moi.
- C'est rien.
- Viens je te paie un verre.
- Merci c'est gentil mais je dois rentrer, je suis fatigué.
- Je t'ai vexé? Je sais, je t'ai vexé.
- Oh vas-y tu me casses les couilles. Au fait t'as quel âge toi?
- Vingt-huit ans, en octobre.
- Ah, la moitié, moins quatre ans. Profites-en.
- J'y tâcherai.
- Bon, allez, bonne nuit.
- D'accord, on se voit l'année prochaine, même heure même endroit, tu auras atteint l'âge du Christ.
- Pour peu qu'il le veuille.
- Comme tu peux être rancunier des fois!
- Tu sais quoi?
- Quoi?
- T'as raison, en fait.
- Comment ça?
- Je suis un parfait perdant. Regarde Kurt Cobain par exemple, à vingt-sept ans il était au sommet de sa carrière, marié, une enfant. Son suicide n'a été qu'un couronnement. Moi, trente-deux ans, à peine un statut pseudo-littéraire sur Facebook et deux trois photos au flou artistique, le tout jeté à la tendresse vorace des proches et des amis qui me souhaitent tout le bonheur du monde. Voilà, mon accomplissement. Pathétique.
- C'est noir!
- Oui, et si je dois te donner un conseil d'aîné : arrête la guitare et passe à autre chose. Tu joues comme un pied et puis vingt-huit ans c'est trop tard pour mourir. A plus.
- Ouais...
- T'es à la moitié.
- La moitié de quoi?
- De ta vie.
- Sympa.
- Excuse-moi.
- C'est rien.
- Viens je te paie un verre.
- Merci c'est gentil mais je dois rentrer, je suis fatigué.
- Je t'ai vexé? Je sais, je t'ai vexé.
- Oh vas-y tu me casses les couilles. Au fait t'as quel âge toi?
- Vingt-huit ans, en octobre.
- Ah, la moitié, moins quatre ans. Profites-en.
- J'y tâcherai.
- Bon, allez, bonne nuit.
- D'accord, on se voit l'année prochaine, même heure même endroit, tu auras atteint l'âge du Christ.
- Pour peu qu'il le veuille.
- Comme tu peux être rancunier des fois!
- Tu sais quoi?
- Quoi?
- T'as raison, en fait.
- Comment ça?
- Je suis un parfait perdant. Regarde Kurt Cobain par exemple, à vingt-sept ans il était au sommet de sa carrière, marié, une enfant. Son suicide n'a été qu'un couronnement. Moi, trente-deux ans, à peine un statut pseudo-littéraire sur Facebook et deux trois photos au flou artistique, le tout jeté à la tendresse vorace des proches et des amis qui me souhaitent tout le bonheur du monde. Voilà, mon accomplissement. Pathétique.
- C'est noir!
- Oui, et si je dois te donner un conseil d'aîné : arrête la guitare et passe à autre chose. Tu joues comme un pied et puis vingt-huit ans c'est trop tard pour mourir. A plus.
lundi 12 septembre 2011
Albina
Parce que j'adore l'espagnol en poésie, une traduction du poème "Pression" par l'exquise et chère amie, "la valenciana" Raquel S.V. ...
Hay una chica que me ama
Ella es nerviosa, es delgada
Se esconde detrás de un árbol
Yo la veo después del bar
Tiene los ojos francos
como un avión de línea
Ella sabe que soy un pobre cielo
inmenso y risible
Me hace un signo
Pero algo me retiene
La cucaracha albina
El fuego de los remordimientos
El auge de Qatar
La filosofía del contador
Y yo le digo
"Va, ya te encontraré más tarde
No llores te lo ruego
Sólo la muerte es extraña"
Hay una chica que me ama
Ella es nerviosa, es delgada
Se esconde detrás de un árbol
Yo la veo después del bar
Tiene los ojos francos
como un avión de línea
Ella sabe que soy un pobre cielo
inmenso y risible
Me hace un signo
Pero algo me retiene
La cucaracha albina
El fuego de los remordimientos
El auge de Qatar
La filosofía del contador
Y yo le digo
"Va, ya te encontraré más tarde
No llores te lo ruego
Sólo la muerte es extraña"
samedi 10 septembre 2011
Pression
J'occupe un appartement presque vide
Trente-deux années, trois sofas
Les journées s'enchaînent livides
Comme sans bulles un Coca
Le soleil cogne à ma fenêtre
Je lui dis "après, peut-être"
Puis ne tarde de venir le soir
Qui m'invite pour un "mechwar"
Prendre l'air, prendre un verre
Parler amour, effet de serre
Bénéfique pour l'esprit et le corps
Du moment qu'on est dehors
Et puis tombe la nuit cruelle
Comme un Libanais sans flanelle
Elle transpire, elle est louche
Elle me porte et me couche
Trente-deux années, trois sofas
Les journées s'enchaînent livides
Comme sans bulles un Coca
Le soleil cogne à ma fenêtre
Je lui dis "après, peut-être"
Puis ne tarde de venir le soir
Qui m'invite pour un "mechwar"
Prendre l'air, prendre un verre
Parler amour, effet de serre
Bénéfique pour l'esprit et le corps
Du moment qu'on est dehors
Et puis tombe la nuit cruelle
Comme un Libanais sans flanelle
Elle transpire, elle est louche
Elle me porte et me couche
jeudi 8 septembre 2011
Albinos
Il y a une fille qui m'aime
Elle est nerveuse elle est fine
Se cache derrièrre un arbre
Je la vois depuis le bar
Elle a des yeux francs
Comme un avion de ligne
Elle sait que je ne suis qu'un pauvre ciel
Immense et risible
Elle me fait signe
Mais quelque chose me retient
Le cafard albinos
La crosse des remords
Le boom de Qatar
La philosophie de comptoir
Et je lui dis
"Va, je te rejoindrai plus tard
Pleure pas je te prie
Seule la mort est bizarre"
mercredi 31 août 2011
Pour ecrire un bon statut intello
Pour écrire un bon statut "intello" il vous faut :
1- Savoir écrire.
2- Un ordinateur.
3- Un compte Facebook.
4- Une enfance plutôt malheureuse.
5- Du temps à perdre.
6- Avoir au moins lu Baudelaire.
7- Avoir douté sur votre sexualité au moins une fois dans votre vie.
8- Avoir une poignée d'amis en guise de lecteurs.
9- Une barbe de deux semaines.
10- Etre fumeur, de préférence.
11- Avoir une bonne branlette en vue.
12- Avoir un penchant pour l'alcool.
13- Avoir l'impression que votre vie est un dément roulement de batterie à la toute fin d'une chanson rock des années 80.
14- Du silence.
15- Etre persuadé que votre meilleur ami qui a déjà trois enfants est un sale rampant de merde.
16- Porter une chemise qui vous moule bien comme il faut votre bide trentenaire.
17- Nourrir l'espoir de devenir un grand écrivain un jour.
18- Avoir une lucidité plus puissante que l'ampoule qui éclaire la pièce dans laquelle vous composez votre statut.
19- Préférer la campagne à la plage.
20- Le sens de la phrase.
21- Avoir assez de mauvaise foi pour déclarer que, en matière de littérature, vous préférez de loin le format court.
22- Porter des lunettes.
23- Un égo démesuré.
24- Avoir été un élève médiocre.
25- Rester de marbre face aux aléas de la vie.
26- Dire et redire que Coelho est un écrivain pour midinettes.
27- Avoir arrêté de croire au Père Noel dès l'âge de deux ans.
28- Estimer le cinéma iranien, tout ce qui ne vient pas de chez vous.
29- Etre persuadé que votre père a bel et bien raté sa vie et que vous allez faire beaucoup mieux.
30- De l'électricité.
1- Savoir écrire.
2- Un ordinateur.
3- Un compte Facebook.
4- Une enfance plutôt malheureuse.
5- Du temps à perdre.
6- Avoir au moins lu Baudelaire.
7- Avoir douté sur votre sexualité au moins une fois dans votre vie.
8- Avoir une poignée d'amis en guise de lecteurs.
9- Une barbe de deux semaines.
10- Etre fumeur, de préférence.
11- Avoir une bonne branlette en vue.
12- Avoir un penchant pour l'alcool.
13- Avoir l'impression que votre vie est un dément roulement de batterie à la toute fin d'une chanson rock des années 80.
14- Du silence.
15- Etre persuadé que votre meilleur ami qui a déjà trois enfants est un sale rampant de merde.
16- Porter une chemise qui vous moule bien comme il faut votre bide trentenaire.
17- Nourrir l'espoir de devenir un grand écrivain un jour.
18- Avoir une lucidité plus puissante que l'ampoule qui éclaire la pièce dans laquelle vous composez votre statut.
19- Préférer la campagne à la plage.
20- Le sens de la phrase.
21- Avoir assez de mauvaise foi pour déclarer que, en matière de littérature, vous préférez de loin le format court.
22- Porter des lunettes.
23- Un égo démesuré.
24- Avoir été un élève médiocre.
25- Rester de marbre face aux aléas de la vie.
26- Dire et redire que Coelho est un écrivain pour midinettes.
27- Avoir arrêté de croire au Père Noel dès l'âge de deux ans.
28- Estimer le cinéma iranien, tout ce qui ne vient pas de chez vous.
29- Etre persuadé que votre père a bel et bien raté sa vie et que vous allez faire beaucoup mieux.
30- De l'électricité.
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